Rédigé le 1 Sep, 2022

Blois : la culture au coeur de l’insertion des jeunes

Dans le cadre du dispositif Quartiers d’été, l’école de la 2e chance de Blois a offert hier à neuf jeunes une journée découverte de Chambord.

Sans Emmanuel Macron mais avec des rosalies. Jeudi l’effervescence était moins importante dans les allées de Chambord qu’en juillet 2020 quand le président de la République était venu lancer le dispositif Quartiers d’été.
Mais président ou pas, les responsables du château continuent d’accueillir pour la troisième fois des jeunes issus de milieux modestes, habitant majoritairement dans les quartiers prioritaires.
Une journée pour casser les barrières
Hier, les neuf jeunes ont débuté leur journée touristique par une visite du parc au guidon des rosalies (avant de poursuivre par le spectacle équestre et la visite du château). Pour la plupart, ils n’avaient jamais vu Chambord. Ou de loin. « Je suis venu ici à vélo, mais jamais à l’intérieur », raconte Salim, bientôt 18 ans, qui souhaite devenir chauffeur routier. Gabriel, lui, se souvient avoir visité les lieux « quand il était petit avec son école ». Pour Fadoul, un Tchadien de 17 ans – à Blois depuis 2020 sur un projet de mécanique auto –, c’est aussi la première fois. « Cette journée permet de voir l’histoire et de rencontrer d’autres gens. » Une journée pour « casser les barrières », dit Christine Lecoeur, la directrice de cabinet de la préfecture de Loir-et-Cher, « ce n’est pas parce que l’on habite Blois que l’on connaît forcément le château ». Karine Fayolle, de l’école de la 2echance, responsable de l’antenne de Blois, rappelle que « la culture fait partie du parcours de nos stagiaires » qui sortent du contexte de la formation.
Dans l’après-midi, Fadoul, Gabriel, Salim et les autres ont découvert dans le château le fameux escalier à double colimaçon. Celui où l’on ne se croise jamais. L’inverse de l’école de la 2e chance qui permet de rencontrer d’autres univers. Et celui de Chambord peut être source d’emplois pour eux comme n’a pas manqué de le rappeler Frédéric Bouilleux, directeur général adjoint de Chambord : « Ici, nous avons entre 60 à 70 métiers différents. Il y a de la place. »

Article de la Nouvelle République, 

Publié le 26/08/2022 à 06:25 | Mis à jour le 26/08/2022 à 06:25

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